Visite de la Terre Sainte   

 

 

NAZARETH

 

Ici, le Verbe s’est fait chair

Rendons-nous ensemble à Nazareth. N’est-ce pas le petit village où Jésus grandit et se prépara, dans l’ombre, à sa mission messianique ?  Pour le pèlerin qui se rend aujourd’hui en ce lieu saint, il est difficile sans guide de retrouver les souvenirs évangéliques. Et pourtant ! ils sont si nombreux.

Quand, venant du nord, il arrive au sommet d’une large crête, le pèlerin découvre à ses pieds une  vaste cuvette ceinturée de collines aux creux de la majestueuse basilique moderne de l’Annonciation. Et là, autour de la Basilique, comme à l’intérieur, que de souvenirs, que de richesses pour celui qui veut retrouver directement le cheminement d’une Histoire Sainte!

Ici , « le Verbe s’est fait chair » ! Ici, durant deux mille ans, des pèlerins aussi divers que les peuples de la terre sont venus découvrir, prier, contempler !

Au nord de la basilique, un modeste musée abrite des poteries dont les plus anciennes comptaient parmi les objets les plus familiers des gens de Nazareth, alors que sur l’Égypte régnaient les grands Pharaons du Nouvel Empire. A côté, des pierres d’une première église conservent, écrites à la hâte, les prières de pèlerins venus ici vers le 2ème siècle de notre ère. Quand aux chapiteaux romans qui leur font face, ils nous racontent, sculptés dans un calcaire laiteux, quelques scènes évangéliques.

Entre le musée et la basilique des fouilles archéologiques ont mis au jour les vestiges de trois habitations semi-trogloditiques des premiers siècles de notre ère, suffisants pour donner une idée de ce qu’était l’habitat au temps de Jésus. C’est bien évidemment la Basilique qui renferme les souvenirs les plus intéressants : leur superposition révèle aux yeux du pèlerin la continuité de la vénération de « la Maison de la Vierge ».

Malgré les multiples transformations que lui ont imposées les exigences de la liturgie, la maison vénérée a conservé presque intacts ses éléments troglodytiques soulignés par les édifices et les additions qui au cours des siècles se sont élevés sur ce site. Tout nous invite à relire ici dans la lumière tamisée de la coupole centrale :

Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, auprès d’une vierge déjà promise en mariage à Joseph, un homme de la famille de David ; le nom de la vierge était Marie.

L’ange vint à elle et lui dit : « Réjouis-toi pleine de grâce, le Seigneur est avec toi. » Marie était toute troublée de ces paroles et se demandait ce que voulait dire cette salutation.
Mais l’ange lui dit : « Ne crains pas, Marie ! Tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Tu vas être enceinte et tu mettras au monde un fils que tu appelleras du nom de Jésus. Il sera grand, il sera  appelé Fils  du Très-Haut,  et  c’est à lui que le Seigneur Dieu donnera le trône de David son père. Il règnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »

Marie dit à l’ange : « Comment cela se fera-t-il, puisque je n’ai pas de relations avec un homme ? » Mais l’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.
Sache que ta cousine Élisabeth a conçu elle aussi un fils dans sa vieillesse ; elle en est à son sixième mois, elle qu’on appelait la ‘stérile’ . Car rien n’est impossible à Dieu ! »
Marie dit alors : «  Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’arrive selon ta parole ! » Et l’ange se retira d’auprès d’elle.


                         
Évangile selon Saint Luc 1,26-38

 

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