Lectures bibliques du Jour

Dimanche 24 Février 2019
(Année liturgique 2018-2019 : C)

  • 7e dimanche ordinaire

Première Lecture :

≡ 1·Samuel 26 2, 7–9, 12–13, 22–23

Psaume :

≡ Psaume 103 1–4, 8, 10, 12–13

Deuxième Lecture :

≡ 1·Corinthiens 15 45–49

Évangile :

≡ Luc 6 27–38



Office (Dimanche 3e semaine) (numérotation des Psaumes selon l’hébreu)

Lectures :

≡ Psaume 145 1–7 ≡ Psaume 145 8–16 ≡ Psaume 145 17–21

Matin :

≡ Psaume 95 ≡ Psaume 93 ≡ Daniel 3 57–88, 56 ≡ Psaume 148 ≡ Benedictus

Jour :

≡ Psaume 118 1–13 ≡ Psaume 118 14–18 ≡ Psaume 118 19–29

Soir :

≡ Psaume 110 ≡ Psaume 111 ≡ Apocalypse 19 1, 2, 5–7 ≡ Magnificat

Complies :

≡ Psaume 91 ≡ Nunc dimittis



Prière du matin

Seigneur, toi qui nous as ordonné de bénir ceux qui nous maudissent et de prier pour ceux qui nous calomnient, enlève de nos cœurs l’image de l’homme terrestre et inscris-y l’image de l’homme céleste, ton image, et que la magnanimité de David envers Saül nous inspire d’imiter tes saints. Sois l’inspiration de nos pensées et de nos actes, enracine-nous dans ton amour, Père saint et juste. Que l’immensité du mal et de la haine ne nous effraie pas, permets-nous d’y répondre par ton amour. Amour incarné, donne-nous de voir la lumière de ta gloire sur le visage de chaque homme et de te glorifier, toi, Dieu Unique dans la Trinité pour les siècles.

Pologne

Homélie

Lutter avec ce Dieu étrange qui me demande de pardonner au moment où tout en moi crie vengeance ! Lutter avec le Christ qui m’invite, moi qui suis avide de profit, à un service désintéressé. Lutter avec l’Esprit de vérité qui me confronte impitoyablement avec la réalité de ce que je fais de ma vie, alors que souvent je voudrais l’oublier et la fuir.

La prière me fait changer d’attitudes, me montre ce que je dois faire pour accomplir la volonté de Dieu : Quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez... (Marc 11 25). Aussi est-ce toujours un bon signe si, pendant la prière, il me revient à l’esprit une situation où je me suis mal comporté, une parole blessante qu’il me faut réparer encore, un service que je dois rendre à tel ou tel de mes proches, une initiative à prendre dans mon travail... Ce sont là incontestablement de saines distractions. Car c’est avant tout avec ce qui est en moi, avec mes relations, mes occupations, mes soucis et projets, que je dois entrer en contact avec Dieu.

La prière joue dès lors son rôle, si important, dans l’apprentissage des réflexes évangéliques. Se lever le matin en demandant au Seigneur ce qu’on peut faire pendant la journée pour accomplir sa volonté ; rétablir régulièrement le contact au long des heures par une « prière-éclair », en cours de route, au service, devant la tentation... ; et le soir, dérouler le film de la journée pour le regarder avec les yeux mêmes de Dieu : c’est toute l’existence quotidienne qui devient alors un culte continuel à Dieu, « une vivante offrande à la louange de sa gloire » (IVe Prière eucharistique). C’est la prière concrète, parsemée tout au long de la journée, qui permet ainsi de réaliser le souhait de Paul : Quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père (Colossiens 3 17).

L’essentiel ne réside pas dans les expressions employées ou les paroles prononcées, mais dans la vérité de ce qui se vit. Il s’agit toujours de savoir si la prière communautaire est effectivement un lieu où chacun est incité au pardon, où les conflits sont orientés vers des solutions justes, et où la communauté, retrouvant ainsi son unité, est stimulée à se mettre au service de la libération de tous. Car la plus grande gloire de Dieu au plus haut des cieux, ce sont les hommes qui bâtissent, sur cette terre, la paix et la justice.

Zaïre

Méditation

Nous avons reçu l’ordre d’aimer notre prochain comme nous-mêmes ; Dieu ne nous a-t-il pas donné une propension naturelle à le faire ? Rien n’est mieux conforme à notre nature que de vivre ensemble, de nous rechercher mutuellement et d’aimer notre semblable. Le Seigneur demande donc les fruits de ce dont il a déposé le germe en nous, en disant : Je vous donne un commandement nouveau, c’est que vous vous aimiez les uns les autres (Jean 13 34).

Dans le but d’exciter notre âme à obéir à ce précepte, il n’a pas voulu qu’on trouve la marque de ses disciples dans des œuvres extraordinaires, bien qu’ils en eussent reçu le don dans l’Esprit Saint. Il dit au contraire : On reconnaîtra que vous êtes mes disciples à cet amour que vous aurez les uns pour les autres (Jean 13 35). Et il met un tel lien entre les deux commandements qu’il regarde comme faite à lui-même toute bonne action envers le prochain : Car j’ai eu faim, précise-t-il, et vous m’avez donné à manger... (Matthieu 25 35). Et il ajoute : Tout ce que vous avez fait au moindre de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait (Matthieu 25 40). Celui donc qui aime Dieu aimera par conséquent son prochain : Celui qui m’aime, dit le Seigneur, accomplira mes commandements (cf. Jean 14 15). Et il ajoute encore : Mon commandement le voici : c’est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés (Jean 15 12).

Je le répète donc : qui aime son prochain remplit son devoir d’amour envers Dieu, car Dieu considère ce don comme fait à lui-même.

Saint Basile (IVe s.)

 

(Missel Kephas, Éditions du Jubilé)