Lectures bibliques du Jour

Vendredi 6 Décembre 2019

(Année liturgique 2019-2020 : A)

  • 1er vendredi de l’Avent

Première Lecture :
≡ Isaïe 29 17–24
Psaume :
≡ Psaume 27 1, 4, 13–14
Évangile :
≡ Matthieu 9 27–31
  • St Nicolas, évêque (4e s.)

Première Lecture :
≡ Apocalypse 3 14, 20–22
Psaume :
≡ Psaume 112 1–9
Évangile :
≡ Marc 10 13–16

Office (Vendredi 1e semaine) (numérotation des Psaumes selon l’hébreu)

Lectures :
≡ Psaume 35 1–2, 9–10 ≡ Psaume 35 11–16 ≡ Psaume 35 17–18, 27–28
Matin :
≡ Psaume 95 ≡ Psaume 51 ≡ Isaïe 45 15–25 ≡ Psaume 100 ≡ Benedictus
Jour :
≡ Psaume 119 25–32 ≡ Psaume 26 ≡ Psaume 28 1–3, 6–9
Soir :
≡ Psaume 41 ≡ Psaume 46 ≡ Apocalypse 15 3–4 ≡ Magnificat
Complies :
≡ Psaume 90 ≡ Nunc dimittis

Prière du matin

Seigneur, au sortir de l’obscurité et des ténèbres, que notre regard de foi s’éclaire ! Aie pitié de nous, Jésus, fils de David ! (Matthieu 9 27) Fais-nous voir aujourd’hui ta bonté, fais-nous croire à ton amour ! Que le soleil de ta gloire rayonne sur ton Église dans l’univers entier, marqué par le signe de ta Croix.

France

Homélie

Deux aveugles le suivirent, en criant (Matthieu 9 27).

Ce cri vient du plus profond du cœur : un cri que, seul, peut lancer un homme qui ne voit pas les choses dans leur beauté, ni dans leur vérité. Seul, un aveugle peut crier ainsi pour recouvrer la vue.

C’est de cette façon si singulière et, pour ainsi dire, si violente, qu’il implore pitié, tant sont cruelles toutes les frustrations imposées par la cécité.

Les deux aveugles ne prennent pas la peine de dire ce qu’ils veulent : ce cri parle pour eux, quand ils s’approchent de Jésus. Mais auraient-ils crié, s’ils n’avaient pas été sûrs que cet homme pouvait accomplir ce qu’ils demandaient ? On crie pour demander pitié si on est mû par un besoin irrépressible, un désir inassouvi, mais seulement lorsqu’on rencontre celui qui peut accomplir un miracle. Or, Jésus exauce cette demande de foi. Il ouvre les yeux des deux aveugles. Pourquoi notre foi n’a-t-elle pas la force de ce cri ?

Italie

Prière du soir

Ô Marie, mère très aimable, moi qui suis ton enfant, je m’offre à toi, je consacre pour toujours à ton Cœur immaculé, ma vie, mon corps avec toutes ses misères, mon âme avec toutes ses faiblesses, mon cœur avec ses sentiments et ses désirs, toutes mes prières, mes peines, mes souffrances et mes luttes, et plus particulièrement ma mort. Tout cela, Mère, je l’unis pour toujours à ta foi et à ton amour qui conduisent à Jésus. Protège-moi, comme ton Fils, et ne m’abandonne pas jusqu’au moment où je serai avec toi dans la gloire. Amen.

Italie

Saint Nicolas, évêque

La popularité de saint Nicolas, tout particulièrement dans les pays germaniques, le Benelux et l’Est de la France, repose principalement sur des récits légendaires lui attribuant de nombreux bienfaits qui relèvent du miracle. Toutefois, nous savons avec certitude qu’il a été évêque de Myre (au sud de la Turquie actuelle) dans la première moitié du IVe siècle. Il appartient donc à cette génération d’évêques qui ont dû réorganiser la vie de leur communauté après les persécutions auxquelles avait mis fin l’avènement de Constantin (312), puis faire face à la crise arienne. Une tradition affirme qu’il assista au concile de Nicée qui condamna l’hérésie d’Arius (ce prêtre refusait de reconnaître la divinité du Christ), mais son nom ne figure pas sur la liste des Pères du Concile.

Saint Nicolas est vénéré dans le monde entier pour la fermeté de sa foi et pour sa bonté qui nous révèle quelque chose des entrailles de miséricorde de Dieu. Patron de la Lorraine et de la Russie, ses reliques sont conservées en Italie, à Bari, depuis 1087.

 

(Missel Kephas, Éditions du Jubilé)