Lectures bibliques du Jour

Mercredi 17 Janvier 2018
(Année liturgique 2017-2018 : B)

  • 2e mercredi ordinaire

Première Lecture :

≡ 1·Samuel 17 32–33, 37, 40–51

Psaume :

≡ Psaume 144 1–2, 9–10

Évangile :

≡ Marc 3 1–6



  • St Antoine, abbé (~250-?)

Première Lecture :

≡ Éphésiens 6 10–13, 18

Psaume :

≡ Psaume 16 1–2, 7–8, 5, 11

Évangile :

≡ Matthieu 19 16–21



Office (Mercredi 2e semaine) (numérotation des Psaumes selon l’hébreu)

Lectures :

≡ Psaume 39 1–7 ≡ Psaume 39 8–14 ≡ Psaume 52

Matin :

≡ Psaume 95 ≡ Psaume 77 ≡ 1·Samuel 2 1–10 ≡ Psaume 97 ≡ Benedictus

Jour :

≡ Psaume 119 57–64 ≡ Psaume 55 1–12 ≡ Psaume 55 13–24

Soir :

≡ Psaume 62 ≡ Psaume 67 ≡ Colossiens 1 12–20 ≡ Magnificat

Complies :

≡ Psaume 31 ≡ Psaume 130 ≡ Nunc dimittis



Prière du matin

« Guéris-moi, Seigneur, et je serai guéri. » Toi qui es la source de notre foi et le soleil de notre vie, sois avec nous pendant ce jour comme le médecin de nos cœurs. Toi seul sais détecter nos paralysies, nos peurs, nos angoisses et nos lâchetés : redonne vie à nos mains inertes, afin que sur ta Parole et à ton exemple, nous travaillions de toutes nos forces à l’avènement de ton Royaume. Aujourd’hui, tu dis à chacun de nous, comme jadis au paralysé : Étends la main (Marc 3 5). Comment ne pas te présenter, non seulement notre main, Seigneur, si souvent inapte à l’œuvre de ton Évangile, mais notre être tout entier pour que tu nous guérisses et nous touches de ta grâce... Étends donc sur nous ta main et communique-nous ta force, pour que nous rendions témoignage à ta bonté et à ta sollicitude pour les pauvres pécheurs que nous sommes.

Côte d’Ivoire

Homélie

Le regard de Jésus est un regard qui transforme. Aujourd’hui, son regard vient nous faire prendre conscience de nos résistances. Il promène sur la foule un regard de colère. Ce n’est pas qu’il déteste ces gens, mais c’est qu’il voit le péché voiler leurs yeux, et c’est cela qui le met en colère. Jésus ne peut supporter le mal et que l’on s’attache à la loi en oubliant ceux pour qui cette loi a été écrite. On saisit dans ce passage que le Seigneur aime l’homme de tout son cœur. Il ne veut que son bien. Son bien physique, mais surtout son bien spirituel. Il voulait montrer à cet homme à la main sèche que Dieu l’aimait et qu’il se préoccupait de lui. Que sa souffrance en était une aussi pour Dieu. Dieu ne se réjouit pas de nos blessures, de nos handicaps, de nos faiblesses, pas plus qu’il ne nous les envoie. Comment un Père qui aime son Fils pourrait-il vouloir une épreuve pour celui-ci ? Une mère, souhaiter que sa fille soit infirme ? Le cœur des parents est un cœur rempli d’amour, un amour vraiment profond. Ils veulent tellement le bien de leurs enfants que lorsqu’ils les voient souffrir, ils préféreraient souffrir à leur place. Pourtant, c’est évident, le cœur des parents n’est pas plus grand que celui de Dieu. Demandons à notre Dieu de poser sur nous son regard d’amour, son regard qui nous relève, son regard qui nous guérit.

Canada

Prière du soir

Ouvre mes yeux, Seigneur, aux merveilles de ton amour. Je m’indigne parfois, à bon droit, de l’aveuglement de ceux qui refusent la lumière de ta grâce, pour s’enfermer dans des projets de mort. Et pourtant, ne m’arrive-t-il pas d’être aveugle devant les bienfaits sans nombre que tu opères dans ma vie et dans le monde ? Au soir de ce jour, suis-je capable de découvrir ta présence et d’accueillir avec action de grâce les multiples signes de ta bonté à mon égard ?

Toi le maître et la source inépuisable de la vie, apprends-moi à me réjouir de tes bontés, à te rendre grâce pour le bien que tu accomplis en moi et chez les autres. Éloigne de moi l’aveuglement de la jalousie, et mets dans mon cœur le regard de foi qui saura toujours voir que tu es sans cesse à l’œuvre dans les cœurs et dans le monde, pour guérir et sauver.

Côte d’Ivoire

Saint Antoine, abbé

Mémoire

La vie d’Antoine nous est connue grâce à la biographie écrite par saint Athanase à la demande des moines égyptiens, peu de temps après la mort de celui qu’ils considéraient comme leur père dans la vie monastique. Antoine est né vers 250 en Haute-Égypte dans un milieu chrétien. C’est lors d’une célébration liturgique peu après la mort de ses parents, qu’il entend la parole de l’Évangile qui orientera toute sa vie : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, suis-moi (Matthieu 19 21). Antoine reconnaît là un appel de Dieu lui étant personnellement adressé. Il y répond en se dépouillant de ses biens et en se retirant dans la solitude. Après un temps de formation auprès d’anciens qui l’initient à la vie érémitique, il s’enfonce dans une solitude plus profonde. La vie d’Antoine se partage entre la prière, la lecture des Écritures qu’il garde en son cœur, le travail manuel qui lui permet d’assurer sa subsistance et de donner aux pauvres. Très vite, il est assailli par diverses tentations qui l’amènent à s’ancrer plus profondément dans la Parole de Dieu et la prière, lui apprenant sa radicale pauvreté et son besoin d’être sauvé. Athanase s’attache à souligner que lorsque le « prince des ténèbres » est mis en fuite, la victoire n’est pas celle d’Antoine, mais du Christ Sauveur en Antoine. Ce combat d’Antoine contre les forces du mal qui tendent à diviser l’homme en lui-même, d’avec les autres et d’avec Dieu, est celui du Corps du Christ tout entier. Antoine, de par sa charité rayonnante, son discernement, ses dons de thaumaturge, en vient à être connu : des disciples se pressent autour de lui, des chrétiens sollicitent ses prières. Toute sa vie, Antoine a vécu en homme conscient de son appartenance à l’Église, œuvrant pour son unité à une époque de crise (arianisme) que ce soit dans la prière solitaire ou dans des interventions plus directes à la fin de sa vie.

Antoine s’est efforcé de n’avoir pas d’autres richesses que Dieu, d’obéir en tout à la volonté de Dieu. À la fin de sa vie, il nous apparaît comme un homme transfiguré, vivant jusque dans sa chair les fruits de la résurrection du Christ.

 

(Missel Kephas, Éditions du Jubilé)