Lectures bibliques du Jour

Lundi 23 Octobre 2017
(Année liturgique 2016-2017 : A)

  • 29e lundi ordinaire

Première Lecture :

≡ Romains 4 20–25

Cantique :

≡ Luc 1 68–75

Évangile :

≡ Luc 12 13–21



  • St Jean de Capistran, prêtre (1386-1456)

Première Lecture :

≡ 2·Corinthiens 5 14–20

Psaume :

≡ Psaume 16 1–2, 7–8, 5, 11

Évangile :

≡ Jean 17 20–26



Office (Lundi 1e semaine) (numérotation des Psaumes selon l’hébreu)

Lectures :

≡ Psaume 9 1–11 ≡ Psaume 9 12–21 ≡ Psaume 6

Matin :

≡ Psaume 95 ≡ Psaume 5 ≡ 1·Chroniques 29 10–13 ≡ Psaume 29 ≡ Benedictus

Jour :

≡ Psaume 19 8–15 ≡ Psaume 7 1–10 ≡ Psaume 7 11–18

Soir :

≡ Psaume 11 ≡ Psaume 15 ≡ Éphésiens 1 3–10 ≡ Magnificat

Complies :

≡ Psaume 86 ≡ Nunc dimittis



Prière du matin

Chaque jour, tu es vivant au milieu de nous, ô Christ, et par ta Résurrection, nous pouvons déjà goûter les réalités de ton Royaume. Fais en sorte que nous ne vivions pas pour les richesses temporelles qui nous ferment le cœur, et aide-nous à comprendre que l’homme est fait pour la vraie vie.

Bénin

Homélie

Comment expliquer la réaction presque violente de Jésus, face à un homme qui lui pose une question légitime ? En réalité, le Christ ne repousse pas cet homme, mais il veut l’aider à ne pas s’accrocher à son avoir, comme si le sens de sa vie en dépendait. Et dans une parabole, Jésus parle de l’homme qui, oubliant qu’il appartient à Dieu, s’enferme avec ses richesses dans une angoisse solitaire et passe à côté de la vie.

Jésus est venu pour infiniment plus que pour trancher nos querelles. Il veut partager avec nous ce mystère qui consiste à appartenir entièrement au Père. Il nous invite à voir notre vie dans la lumière de ce mystère et à prendre nous-mêmes les décisions qui s’imposent. Par là, il nous traite vraiment avec sérieux, plus qu’en prenant toutes les décisions à notre place. Il nous conduit dans la liberté des enfants de Dieu, capables de vivre de Dieu jusque dans les détails de la vie, comme par exemple le partage d’un héritage.

France

Prière du soir

Merci, Seigneur, pour cette parole qui nous montre le vrai bien qui est de vivre en ta présence. Oui, tu nous as donné la terre pour héberger notre corps mortel. Mais nous y amassons la richesse et voulons la faire vraiment nôtre et ainsi nous oublions que c’est toi le Maître de tout et de tous. Sans toi, nous ne savons pas où nous allons, la terre devient petite et le ciel éloigné.

Seigneur, nous te prions constamment, demandant ton Esprit Saint, afin que libérés de cet encombrement, nous puissions te voir en nous et nous réjouir de ce que nous possédons, car la vraie richesse se trouve en toi.

Rwanda

Saint Jean de Capistran, prêtre

Saint Jean de Capistran est né à Capestrano (Abruzzes) en 1386. Il fait des études de droit à Pérouse, puis exerce successivement les charges d’assistant et de juge au tribunal de Naples et enfin, de gouverneur de Pérouse. Il saura mettre sa culture juridique, son intelligence très claire au service des Frères mineurs chez lesquels il entre en 1406, après avoir eu une « vision » qui l’a bouleversé. C’est un réel chemin de dépouillement pour un homme déjà fait et bien inséré socialement. Ordonné prêtre, il se révèle un prédicateur-né, de ces hommes capables de toucher les foules par leur parole et leurs miracles. Comme son ami saint Bernardin de Sienne, il exerce un ministère itinérant et témoigne d’une grande dévotion au Saint Nom de Jésus. Les foules enthousiastes affluent à son confessionnal. Reconnaissant sa valeur, les papes le sollicitent — tout particulièrement Eugène IV — et lui confieront diverses missions (en Terre Sainte ou en Europe). Certains le prendront pour conseiller. Au concile de Florence, Jean travaille à rétablir l’unité de l’Église. Il parcourt aussi l’Europe centrale pour éradiquer l’hérésie hussitte. A l’intérieur de son ordre, dont il est élu supérieur, il travaille à une authentique réforme, luttant aussi contre les fratricelles.

Saint Jean de Capistran a laissé le témoignage d’un homme engagé, prêt à aller jusqu’au bout. Il mourut à la tâche, le 23 octobre 1456, à Ilok (Croatie).

 

(Missel Kephas, Éditions du Jubilé)