Lectures bibliques du Jour

Dimanche 29 Mars 2020

(Année liturgique 2019-2020 : A)

  • 5e dimanche de Carême

Première Lecture :
≡ Ézékiel 37 12–14
Psaume :
≡ Psaume 130
Deuxième Lecture :
≡ Romains 8 8–11
Évangile :
≡ Jean 11 1–45

Office (Dimanche 1e semaine) (numérotation des Psaumes selon l’hébreu)

Lectures :
≡ Psaume 1 ≡ Psaume 2 ≡ Psaume 3
Matin :
≡ Psaume 95 ≡ Psaume 63 ≡ Daniel 3 57–88, 56 ≡ Psaume 149 ≡ Benedictus
Jour :
≡ Psaume 118 1–13 ≡ Psaume 118 14–18 ≡ Psaume 118 19–29
Soir :
≡ Psaume 110 ≡ Psaume 114 ≡ Apocalypse 19 1, 2, 5–7 ≡ Magnificat
Complies :
≡ Psaume 91 ≡ Nunc dimittis

Prière du matin

Sois loué, Dieu notre Seigneur, Dieu de nos pères, Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac et de Jacob. Dans ta bonté, tu te préoccupes des vivants ; dans ton inépuisable miséricorde, tu donnes vie aux morts ; tu soutiens ceux qui tombent, tu guéris les malades, tu libères les enchaînés. Tu restes fidèle, et tu le prouves, à ceux qui dorment dans la poussière. Qui est pareil à toi, Seigneur des forces de la nature ? Qui est pareil à toi, Seigneur du monde, toi qui donnes la mort et la vie, qui suscites la vie et répands le salut ?

Allemagne

Homélie

Le récit de la résurrection de Lazare est l’une des « histoires-signes » que raconte saint Jean. Il s’agit ici de présenter Jésus, vainqueur de la mort. L’histoire culmine dans l’affirmation de Jésus sur lui-même : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi ne mourra jamais (Jean 11 25-26).

Que Dieu ait le pouvoir de vaincre la mort, c’est déjà une conviction dans les derniers écrits de l’Ancien Testament. La vision qu’a Ézékiel de la résurrection des ossements desséchés — image du rétablissement d’Israël après la catastrophe de l’exil babylonien — présuppose cette foi (Ézékiel 37 1-14). Dans son « apocalypse », Isaïe attend de Dieu qu’il fasse disparaître la mort à jamais, qu’il essuie les pleurs sur tous les visages (Isaïe 25 8). Et, pour finir, le livre de Daniel prévoit que les morts se réveilleront — les uns pour la vie éternelle, les autres pour l’horreur éternelle (Daniel 12 2).

Mais notre évangile va encore au-delà de cette espérance future, car il voit déjà réalisées en Jésus « la résurrection et la vie », qui sont ainsi actuelles. Celui qui croit en Jésus a déjà une part de ces dons de la fin des temps. Il possède une « vie sans fin », que la mort physique ne peut détruire. En Jésus, révélation de Dieu, le salut est présent, et celui qui s’y trouve associé ne peut plus être livré aux puissances de la mort.

Allemagne

Méditation

Ne reproche pas à Dieu son impuissance en le mesurant à ta propre faiblesse ; pense plutôt à sa puissance ! Si le soleil, petite œuvre de Dieu, réchauffe d’un seul rayon le monde entier, si l’air que Dieu a fait environne tout ce qui est dans le monde, Dieu lui-même devrait-il être loin, lui le créateur du soleil et de l’air ? Pour toi dont la foi n’est pas encore ferme, voici une comparaison toute simple. Admettons que différentes graines de plantes soient mélangées et que tu les tiennes dans ta main. T’est-il ou non difficile de les identifier, de les trier d’après leurs caractéristiques et de les regrouper selon leur espèce ? Si toi, tu es capable d’examiner ce que tu tiens dans ta main, Dieu ne devrait-il pas pouvoir vérifier et remettre en ordre ce qu’il tient lui-même au creux de sa paume ? Réfléchis à ce que je te dis et réponds-moi : n’est-il pas impie de nier la résurrection ?

Saint Cyrille de Jérusalem (IVe s.)

 

(Missel Kephas, Éditions du Jubilé)