DEUXIÈME LETTRE AUX CORINTHIENS

1

Paul, apôtre du Christ Jésus par décision de Dieu, et Timothée, votre frère,

saluent l’Église de Dieu qui est à Corinthe et tous les saints qui résident dans la province d’Achaïe.

Recevez grâce et paix de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.

Béni soit Dieu, de qui vient tout réconfort

Béni soit Dieu, le Père du Christ Jésus notre Seigneur, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort ! Il nous réconforte quelles que soient nos épreuves, pour qu’à notre tour nous soyons capables de réconforter ceux qui sont éprouvés de quelque manière, à partir du réconfort que nous recevons de Dieu.

Quand les souffrances du Christ retombent sur nous plus abondantes, le réconfort aussi nous vient plus abondant grâce au Christ. Donc, si nous sommes dans la détresse, c’est pour votre réconfort et votre salut ; et si nous sommes réconfortés, c’est pour votre réconfort : vous en ferez l’expérience quand vous passerez par les mêmes souffrances que nous. Car c’est notre ferme conviction : si vous partagez la souffrance, vous aurez part aussi au réconfort.

Paul a subi un péril de mort en Asie

Frères, nous ne voulons pas vous cacher l’épreuve que nous avons connue en Asie. Elle était telle que nous nous sentions écrasés et ne pensions pas devoir en sortir vivants. Mais si nous avons entendu en nous-mêmes cette sentence de mort, c’était pour que nous ne comptions plus désormais sur nous-mêmes, mais sur Dieu qui fait revivre les morts.

10 Il nous a délivrés de ces périls de mort, et il nous en délivrera encore. Puisque nous avons mis en lui notre espérance, il nous délivrera encore 11 si vous nous aidez de vos prières. Et comme beaucoup lui auront demandé cette grâce, il voudra que tous puissent lui rendre grâces à notre sujet.

LE MINISTÈRE DES APÔTRES

Paul défend sa sincérité

Les projets de Paul

12 Nous avons le droit d’être fiers ; notre conscience nous assure que la droiture et la simplicité de Dieu ont guidé tous nos agissements en ce monde, et tout spécialement avec vous. Il n’y avait là aucun calcul humain mais seulement la grâce de Dieu. 13 Quand nous vous écrivons, ce n’est pour rien d’autre que ce que vous pouvez lire et entendre clairement, et j’espère bien que ce sera clair jusqu’à la fin. 14 Déjà vous comprenez, au moins en partie, que vous devez être fiers de nous, comme nous aussi serons fiers de vous au Jour du Seigneur Jésus.

15 C’était déjà mon sentiment quand je pensais passer d’abord chez vous, et vous auriez été doublement servis, 16 car je serais parti de chez vous pour faire le tour de la Macédoine, et je serais repassé chez vous en rentrant de Macédoine ; ensuite vous m’auriez mis sur la route pour mon retour en Judée.

17 Ai-je pris cette décision trop vite, sans réfléchir ? Ou bien était-ce ma décision, une décision toute humaine où se mêlent du oui et du non ? 18 Non, Dieu est témoin que ce que nous vous disons n’est pas oui et non. 19 D’ailleurs vous ne trouverez pas du oui et du non dans le Fils de Dieu, Jésus Christ, tel que nous vous l’avons annoncé, Timothée et Silvain et moi-même. Tout en lui a été oui, 20 et grâce à lui toutes les promesses de Dieu sont devenues un oui. Aussi bien nous disons Amen ! Oui ! pour rendre gloire à Dieu par lui.

21 Dieu lui-même nous a rendus fermes, et vous aussi, pour le service du Christ, quand nous avons reçu l’onction, 22 quand il nous a marqués de son sceau et a déposé en nos cœurs un premier acompte de l’Esprit.

Paul a changé ses projets par égard pour eux

23 Donc, si j’ai renoncé à venir à Corinthe, ç’a été seulement pour vous épargner, et j’en prends Dieu à témoin. 24 Car je ne cherche pas à être un dictateur de la foi, je veux seulement vous apporter la joie. La foi, vous l’avez.

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J’ai donc préféré ne pas revenir chez vous avec des reproches. Car si je vous fais de la peine, personne ne me rendra la joie sinon celui à qui j’ai causé cette peine. Et c’est bien ce que je vous ai dit dans la lettre : “Si je viens, je ne voudrais pas avoir à m’attrister pour ceux qui devraient être ma joie, et j’espère bien que tous vous partagerez ma joie.”

Car je me voyais dans une grande détresse et très angoissé, et je vous ai écrit entre les larmes, non pour vous faire de la peine, mais pour que vous sachiez combien je vous aime.

Si quelqu’un a causé de la peine, la peine n’a pas été pour moi mais, d’une certaine façon, car je ne veux pas exagérer, pour vous tous. Et pour celui-là, les reproches qu’il a reçus de la majorité devraient suffire. Maintenant vous devriez plutôt lui manifester de la bonté et l’encourager. Sinon, il ressentirait plus de peine qu’il n’en peut supporter. Aussi, je vous demande de l’entourer d’affection.

Si je vous ai écrit, c’était pour voir votre réaction et savoir si votre obéissance est entière. 10 Si vous pardonnez, moi aussi je pardonne. Et si j’ai quelque chose à pardonner, je pardonne face au Christ à cause de vous, 11 pour ne pas faire le jeu de Satan. Car nous savons bien où il veut en venir.

12 Comme je disais, je suis allé à Troas pour y donner l’Évangile du Christ, et grâce au Seigneur je fus capable de le faire. 13 Mais mon esprit ne pouvait rester en paix car je n’y avais pas retrouvé Tite, mon frère. Aussi, je les ai laissés et je suis parti pour la Macédoine.

Le ministère de la nouvelle alliance

Nous sommes la “bonne odeur” du Christ

14 Remercions Dieu qui nous entraîne toujours dans la marche victorieuse du Christ et se sert de nous pour répandre en tous lieux le parfum de sa connaissance ! 15 Si le Christ est la victime, nous sommes l’odeur du sacrifice qui monte vers Dieu.

Nous le sommes pour ceux qui sont sauvés comme pour ceux qui se perdent. 16 Pour les uns c’est une odeur de mort qui mène à la mort ; pour les autres c’est le parfum de la vie, qui conduit à la vie. Mais qui est à la hauteur d’un tel rôle ? 17 On trouve facilement des revendeurs de la Parole de Dieu, mais chez nous tout est sincère : tout vient de Dieu et tout est dit face à lui, dans le Christ.

La dignité des ministres du Christ

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Allons ! Voilà que je recommence à faire mon éloge. Sans doute devrais-je faire comme les autres et porter des lettres de recommandation venant de vous ou destinées à votre usage. Mais la lettre, c’est vous, une lettre qui est tout à l’intérieur, mais que tout le monde peut lire et comprendre. Vous êtes une lettre du Christ écrite par nos soins, c’est clair ; l’Esprit du Dieu vivant en a été l’encre, elle n’était pas gravée sur des tablettes de pierre, mais dans des cœurs humains.

Oui, voilà comment nous nous sentons sûrs de Dieu grâce au Christ. De nous-mêmes, nous serions incapables de nous attribuer quelque chose, mais notre capacité vient de Dieu. Il a été jusqu’à faire de nous les administrateurs d’une alliance nouvelle où il n’y a plus un texte écrit, mais l’Esprit. Car la lettre tue alors que l’esprit donne la vie.

Notre ministère surpasse celui de Moïse

Celui qui donnait des lois gravées sur la pierre, n’apportait que la mort, et pourtant Dieu lui communiquait sa gloire : les Israélites ne pouvaient pas regarder en face le visage de Moïse tant il rayonnait de gloire ; mais cela ne durait pas. Quelle gloire, alors, est-elle réservée aux serviteurs de l’Esprit ?

Si c’est un honneur de prononcer la condamnation, c’est un bien plus grand honneur d’apporter justice et sainteté. 10 C’est même une chose tellement glorieuse, quand on la regarde sous cet angle, qu’en comparaison la gloire de l’autre ministère n’existe même pas. 11 Ce ministère était provisoire, aussi n’avait-il qu’un moment de gloire, mais l’autre est durable, et sa gloire également.

Le voile de Moïse : l’Alliance maintenant vieille

12 Quelle espérance ! Et quelle assurance elle nous donne ! 13 Ce n’est pas comme Moïse qui se couvrait la figure d’un voile pour que les Israélites ne voient pas le moment où sa gloire allait s’effacer.

14 Voyez : ils n’ont toujours pas compris. Aujourd’hui encore ce voile leur cache le sens de l’ancienne alliance et personne ne leur montre que dans le Christ elle a perdu sa valeur. 15 Et jusqu’à ce jour, quand on leur fait la lecture de Moïse, le voile est là devant leurs yeux : 16 mais quand on se retourne vers le Seigneur, le voile est levé.

17 Le Seigneur, c’est l’esprit. Et là où est l’esprit du Seigneur, c’est la liberté. 18 Tous nous portons sur notre visage découvert les reflets de la gloire du Seigneur, de jour en jour plus resplendissants, transformés par lui en son image car le Seigneur est esprit.

Des souffrances, mais dans l’espérance

Nous portons ce trésor dans un vase de terre

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Donc, nous avons reçu cette charge et, puisqu’on nous a fait cette grâce, nous ne nous laissons pas abattre. Bien plus, nous ne cachons pas ce qui paraît humiliant, nous n’y allons pas par quatre chemins, nous ne détournons pas la parole de Dieu. Nous mettons la vérité au grand jour, et c’est ce qui nous vaut l’estime de toute conscience humaine devant Dieu. Si malgré tout notre évangile reste voilé, disons qu’il est voilé pour ceux qui vont à leur perte ; ils refusent de croire et le dieu de ce monde a aveuglé leur esprit pour qu’ils ne puissent pas voir le rayonnement de l’Évangile du Christ glorieux qui est l’image même de Dieu.

Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes : nous proclamons le Christ Jésus comme le Seigneur, et nous-mêmes nous sommes vos serviteurs, pour Jésus. Le même Dieu qui a dit : Que la lumière brille dans les ténèbres a aussi illuminé nos cœurs pour leur faire rayonner la connaissance de la gloire divine qui se voit sur la face du Christ.

Mais nous portons ce trésor dans des vases de terre, pour que cette force extraordinaire ne semble pas venir de nous et reste l’affaire de Dieu. Constamment nous sommes mis à l’épreuve, mais jamais acculés ; toujours avec des difficultés, mais jamais sans solution. On nous persécute, mais sans nous régler notre compte ; nous sommes jetés à terre, mais non défaits. 10 À tout moment nous portons dans notre corps la mort de Jésus, pour que la vie de Jésus se manifeste aussi dans notre personne. 11 Car, si nous sommes des vivants, nous devons être livrés à la mort pour Jésus, afin que la vie de Jésus se manifeste dans notre corps mortel. 12 Et en fin de compte, lorsque la mort travaille en nous, pour vous c’est la vie.

13 Nous avons le même esprit de foi qui a fait écrire : J’ai cru et c’est pourquoi j’ai parlé. Oui, nous aussi nous croyons, et c’est pourquoi nous parlons ; 14 et nous savons que celui qui a ressuscité Jésus, le Seigneur, nous ressuscitera aussi avec Jésus et nous placera, tout comme vous, à côté de lui. 15 Oui, tout cela est pour vous : les faveurs de Dieu vont se multiplier, ainsi que les actions de grâces que beaucoup rendront à Dieu pour sa plus grande gloire.

Nous espérons notre demeure céleste

16 Donc, nous ne nous laissons pas abattre, et si notre extérieur se défait peu à peu, l’homme intérieur en nous se renouvelle jour après jour. 17 Il n’y a pas de comparaison entre ces petites épreuves passagères et le poids formidable de la gloire divine qu’elles nous préparent. 18 Aussi ne faisons-nous pas attention à ce qui se voit mais à ce qui ne se voit pas ; les choses visibles n’ont qu’un temps mais les invisibles sont pour toujours.

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Nous le savons, si notre maison terrestre, il faudrait dire notre tente, vient à se démonter, Dieu nous réserve une habitation dans le ciel, une maison qui n’est pas faite de main d’homme et qui est pour toujours. Mais cela même fait naître en nous un désir insatisfait, car nous voudrions bien que notre demeure céleste vienne recouvrir l’actuelle. (En supposant que nous ayons encore celle-ci et ne soyons pas sans rien.)

Oui, tant que nous sommes sous notre tente, c’est pour nous un poids et une angoisse : nous ne voudrions pas qu’on nous en dépouille mais que l’autre vienne par-dessus et que la vie vienne absorber ce qui est mortel. Et c’est Dieu qui nous a mis dans cette situation, lui qui nous a donné l’Esprit comme un premier acompte.

Donc, quoi qu’il arrive, nous allons sans peur, sachant que vivre en ce corps, c’est être loin du Seigneur. C’est vivre avec la foi et non pas la vision. Aussi allons-nous jusqu’à penser qu’il serait meilleur de sortir de ce corps pour aller vivre auprès du Seigneur. En fait, ce qui nous importe, c’est de lui plaire, que nous restions ici ou que nous partions. 10 Tous, d’ailleurs, nous devrons nous présenter devant le tribunal du Christ, et alors chacun retrouvera ce qu’il a fait, bien ou mal, avec son corps.

Le ministère de la réconciliation

Le Christ est mort pour tous

11 Portés par cette crainte du Seigneur dont nous avons l’expérience, nous essayons de convaincre les hommes et de ne rien cacher à Dieu. J’espère que vous aussi vous vous rendrez compte que nous ne cachons rien. 12 Une fois encore, nous ne voulons pas nous recommander mais vous donner des arguments pour être fiers de nous, et pour répondre à ceux qui mettent leur fierté dans de pures apparences au lieu des réalités intérieures. 13 Si nous exagérons, que Dieu seul écoute ; si nous paraissons bien dire, prenez-le pour vous.

14 L’amour du Christ nous obsède et nous disons : si lui est mort pour tous, nécessairement tous sont morts. 15 Et il est mort pour tous afin que, s’ils vivent, ils ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.

16 Aussi nous ne considérons plus les gens selon les critères humains ; même le Christ, si nous l’avons connu dans son existence humaine, nous ne devons plus le connaître ainsi. 17 Toute personne qui est dans le Christ est une création nouvelle. Ce qui était est du passé : le neuf est arrivé. 18 Et tout cela, c’est l’œuvre de Dieu qui nous a réconciliés avec lui par le Christ et qui, à nous-mêmes, nous confie l’œuvre de la réconciliation.

19 Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui-même et ne tenait plus les comptes de leurs fautes. Et il nous a confié le message de réconciliation.

Ce que doit être un ambassadeur du Christ

20 Oui, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et à travers nous c’est Dieu qui appelle. Nous supplions au nom du Christ : Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! 21 Pour nous il a identifié avec le péché celui qui ne connaissait pas le péché, afin que nous devenions en lui justice et sainteté de Dieu.

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Nous travaillons avec lui dans ce sens, et nous vous demandons de ne pas recevoir inutilement la grâce de Dieu. Vous savez qu’il dit : Je t’écoute quand c’est le moment, je viens à ton aide au jour du salut. Et c’est maintenant le moment opportun ; le jour du salut, c’est maintenant.

Nous évitons tout ce qui pourrait donner un prétexte pour critiquer notre ministère, et de mille manières nous nous présentons comme des intendants de Dieu. C’est l’endurance, ce sont les épreuves, les privations, les situations impossibles, les coups, les arrestations, les oppositions violentes, les travaux, les veilles, les jeûnes.

C’est la pureté, la connaissance, la largeur d’esprit, la bonté ; c’est l’esprit saint et la charité sincère, la parole vraie, la puissance de Dieu ; ce sont les armes offensives et défensives de la justice et de la sainteté.

On nous honore, mais aussi on nous insulte ; les uns nous calomnient et les autres disent du bien de nous. On nous traite de charlatans quand nous disons la vérité ; on ne nous connaît pas alors que tous nous reconnaissent ; on nous voit déjà morts, mais voilà, nous vivons. Nous ne cessons de recevoir des coups mais nous ne mourons pas. 10 Les peines se succèdent, mais nous restons joyeux. Nous sommes pauvres et nous faisons beaucoup de riches ; nous n’avons rien, mais nous possédons tout.

Paul invite à la sincérité

11 Corinthiens, je vous parle avec franchise et mon cœur vous est grand ouvert. 12 Vous n’y êtes pas dans un recoin, mais c’est chez vous que tout est étroit. 13 Payez-moi de retour : je vous parle comme à mes enfants, et soyez plus ouverts.

Aucun compromis avec le mal

14 Pas d’alliance contre nature avec ceux qui ne croient pas. Peut-on associer le péché et la vie sainte ? Peut-on unir la lumière et les ténèbres ? 15 Le Christ va-t-il parler comme Béliar et l’incroyant partager le sort de celui qui croit ? 16 Voudriez-vous installer des idoles dans le Temple de Dieu ?

Mais vous êtes un temple du Dieu vivant. Dieu l’a dit : J’habiterai et je circulerai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. 17 Dans ces conditions, Sortez du milieu de ce peuple, dit le Seigneur, restez à part ; et ne touchez rien qui puisse vous souiller si vous voulez m’être agréables. 18 Alors je serai pour vous un Père et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur, Maître de l’Univers.

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Avec de telles promesses, mes bien-aimés, il faut nous purifier de toutes impuretés de corps et d’esprit et mener à bien notre sanctification dans la crainte de Dieu.

J’ai reçu les preuves de votre obéissance

Réservez-nous une place chez vous. Nous n’avons fait de tort à personne ; nous n’avons méprisé personne, nous n’avons profité de personne. Je ne vous accuse pas : je vous ai déjà dit que vous êtes dans notre cœur jusqu’à vivre et mourir ensemble. Je sais que je peux compter sur vous et je suis fier de vous ; j’en suis très réconforté et c’est pour moi une grande joie dans mes épreuves.

Voilà donc qu’en arrivant en Macédoine nous n’avons eu aucun répit sur le plan humain, avec des épreuves de toutes sortes : au-dehors, des affrontements, et en nous-mêmes des craintes. Mais Dieu qui réconforte les humbles nous a réconfortés avec l’arrivée de Tite. Non seulement à cause de sa présence, mais aussi parce que vous l’aviez grandement réconforté.

Il nous a dit combien vous m’étiez attachés, et votre regret, et votre indignation pour ce qui me touchait, de sorte que j’en étais tout joyeux. Et si je vous ai fait de la peine avec ma lettre, je ne le regrette pas. J’aurais pu la regretter car je vois que cette lettre vous a fait de la peine pendant un moment. Mais maintenant je suis heureux, non de votre peine, mais parce que cette peine vous a amenés à la repentance.

Votre peine était selon Dieu, de sorte que vous n’avez rien perdu par notre faute. 10 Quand la peine est selon Dieu, elle amène le repentir et produit une œuvre de salut qui ne se perdra pas ; au contraire, si la peine est selon le monde, elle fait une œuvre de mort.

11 Votre tristesse était bien selon Dieu, à voir ce qu’elle a produit : votre empressement pour prendre ma défense, votre indignation, vos craintes, vos exigences, votre volonté de faire justice. On a vraiment pu voir que vous étiez innocents en cette affaire. 12 Aussi bien, en vous écrivant, je ne pensais pas d’abord à celui qui a mal agi ni à celui qui a été offensé ; c’était pour que vous montriez l’attachement que vous avez pour moi, et que vous en preniez conscience devant Dieu. 13 Donc je me suis senti bien réconforté.

Outre ce réconfort, c’était une grande joie pour moi de voir Tite si content, car vous tous l’aviez tranquillisé. 14 Je m’étais montré assez fier de vous devant lui et je ne l’ai pas regretté. De même que je ne vous avais pas menti, cette fierté non plus et ce que j’avais dit à Tite à propos de vous n’était pas faux. 15 Et il vous reste très attaché quand il se rappelle votre obéissance à tous et comment vous l’avez reçu avec “crainte et tremblement”. 16 Je suis vraiment heureux de pouvoir ainsi compter sur vous.

LE PARTAGE ENTRE LES ÉGLISES

Il faut passer de la parole aux actes

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Frères, nous voulons vous informer d’une heureuse inspiration que Dieu a fait naître dans les Églises de Macédoine. Au moment même où ils étaient sérieusement mis à l’épreuve, leur joie n’a pas diminué et leur profonde pauvreté n’a fait qu’enrichir leur totale disponibilité. Spontanément, selon leurs moyens et, je peux le dire, au-delà de leur moyens, ils nous ont rappelé avec beaucoup d’insistance cette initiative généreuse et ce partage qu’est le service d’aide à nos frères de Jérusalem. Ils ont dépassé notre attente, et Dieu a voulu qu’ils prennent l’initiative de s’offrir au Seigneur et à nous-mêmes. Nous avons donc demandé à Tite, puisqu’il a déjà traité avec vous, de mener à bien chez vous cette heureuse inspiration. Puisque vous êtes doués pour tout : la foi, la parole, la connaissance, la présence active, — sans parler de l’amour que vous avez pour moi —, entrez également à fond dans cette attitude généreuse. Ce n’est pas un ordre que je vous donne ; mais je profite de l’empressement des autres pour mettre à l’épreuve le sérieux de votre amour. Vous savez ce qu’a été la générosité de notre Seigneur Jésus Christ. Lui qui était riche, il s’est fait pauvre pour vous, pour que vous soyez riches au prix de sa pauvreté. 10 Et je vous fais une remarque : vous ne pouvez faire autrement puisque c’est vous qui avez commencé et même qui avez pris la décision l’an passé. 11 Maintenant il faut passer aux actes ; quand on a décidé avec enthousiasme, on doit réaliser selon ses moyens. 12 Si l’enthousiasme est là, on sera remercié tenant compte de ce qu’on a et non de ce qu’on n’a pas.

13 Il ne s’agit pas que les autres soient soulagés et vous dans la gêne, 14 mais qu’il y ait égalité. Sur ce point, ce que vous avez en plus comblera ce qui leur manque, et d’un autre côté, ce dont ils sont riches comblera vos manques ; ainsi vous serez à égalité. 15 Il est écrit : Celui qui avait beaucoup n’avait pas de trop, et celui qui avait peu avait assez.

16 Remerciez Dieu de ce qu’il a donné à Tite le même intérêt à votre égard. 17 Aussitôt reçue cette invitation, il est parti vers vous sans hésiter et très spontanément. 18 Avec lui nous avons envoyé un frère dont les mérites comme évangéliste sont reconnus par toutes les Églises. 19 Ce n’est pas tout : les Églises l’ont désigné pour voyager avec nous et porter cette aide que nous entendons mener à bien, pour la gloire de Dieu autant que par conviction personnelle.

20 Nous l’avons disposé ainsi pour que personne n’ait de soupçons sur de telles sommes que nous devons administrer. 21 Nous voulons que les choses soient correctes devant Dieu et devant les hommes. 22 C’est pourquoi nous avons aussi envoyé avec eux un frère dont nous avons éprouvé très souvent la disponibilité sur tous les plans ; et maintenant il est encore mieux disposé car il a toute confiance en vous.

23 Voilà donc Tite, mon compagnon et mon collaborateur pour ce qui vous touche ; et vous avez nos frères, apôtres des Églises, qui sont la gloire du Christ. 24 Vous leur donnerez, et à toutes les Églises, la preuve de votre charité, et vous justifierez tout le bien que je dis de vous.

Les grâces d’un partage

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Je n’ai pas besoin de vous écrire longuement au sujet du service d’aide aux saints, à nos frères. Je sais vos bonnes dispositions et j’ai fait votre éloge chez les Macédoniens, disant que ceux d’Achaïe étaient prêts depuis longtemps. Et votre élan a stimulé beaucoup d’entre eux. Maintenant j’ai envoyé ces frères pour qu’on vous trouve prêts comme je l’ai affirmé ; il ne faudrait pas démentir le bien que j’ai dit de vous sur ce point.

Imaginez que les Macédoniens viennent avec moi et ne vous trouvent pas prêts : quelle honte pour moi et aussi pour vous ! Il m’a donc paru nécessaire de dire à ces frères qu’ils me précèdent chez vous pour organiser cette œuvre bénie dont nous avons parlé. Car il faut la préparer comme une largesse et non comme une aumône.

Une chose est sûre : celui qui sème pauvrement fera une pauvre récolte. Celui qui sème largement fera une grande récolte. Que chacun donc décide personnellement, sans contrainte et sans regret, car Dieu aime celui qui donne joyeusement. Et Dieu est capable de vous bénir de mille manières, de sorte que vous ne manquiez jamais de rien et puissiez multiplier vos bonnes œuvres, comme dit l’Écriture : Il a donné de tous les côtés à ceux qui avaient faim ; ses mérites sont là pour toujours.

10 Celui qui procure au semeur la semence, et ensuite le pain qu’il mange, vous procurera la semence et la multipliera ; et il fera croître ces rejetons de vos vertus. 11 Soyez riches de tout pour donner sans compter, et nous en ferons une action de grâces à Dieu. 12 Car ce service d’entraide fera plus que soulager la pauvreté des saints : il fera monter vers Dieu de nombreuses actions de grâces. 13 Ce service leur sera une preuve : ils rendront grâces à Dieu parce que vous obéissez à la foi selon l’Évangile du Christ et parce que vous partagez sans compter avec eux et avec tous. 14 Ils vous sauront gré de ce que la grâce de Dieu a agi en vous, et ils prieront pour vous. 15 Que Dieu soit béni pour ce don plus grand qu’on ne saurait dire.

ANNEXE : LA LETTRE DANS LES LARMES

Paul se défend et menace

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C’est moi, Paul, qui vous supplie au nom de la bonté et l’esprit de compréhension du Christ, moi si humble au milieu de vous, et autoritaire, dit-on, quand je suis loin. Que je n’aie pas à faire preuve d’autorité quand je serai là, comme je compte faire et comme j’oserai faire avec quelques-uns qui croient que nous agissons de façon tout humaine.

Humaine est notre condition, mais non la façon de combattre. Nos armes pour ce combat ne sont pas humaines : elles ont la force de Dieu pour détruire les forteresses — tous ces raisonnements et cet orgueil qui se dressent contre la connaissance de Dieu. Elles désarment les prétentions de l’esprit et les font obéir au Christ, et nous sommes disposés à condamner toute rébellion dès que votre obéissance sera assurée.

Regardez les choses en face. Si quelqu’un croit appartenir au Christ, qu’il pense que nous sommes au Christ tout comme lui. Et même si je rappelle un peu trop mon autorité, que le Seigneur m’a donnée pour construire et non pour détruire, je n’aurai pas à m’en repentir.

Vraiment, je ne serais capable que de vous écrire pour vous effrayer ? 10 Certains disent : “Ses lettres sont dures et sévères, mais quand il est ici, il n’a pas de présence et ce n’est pas un orateur.” 11 Que ces gens-là sachent que ce que j’écris de loin, je le ferai quand je serai là.

Il y a apôtres et apôtres

12 Vraiment, je n’oserais pas me regarder ni me comparer avec ces gens qui se mettent si bien en valeur. Le malheur, c’est qu’ils se prennent toujours pour modèle et se comparent à leur propre image. 13 Mais nous, quand nous rappelons notre autorité, nous n’exagérons pas parce que nous prenons pour référence celle-là même que le Seigneur nous a donnée en nous faisant arriver jusque chez vous.

14 Nous ne sommes pas de ceux qui n’ont pas su arriver ! Nous intervenons chez vous parce que c’est nous qui sommes allés vous chercher avec l’Évangile du Christ. 15 Nous n’arrivons pas avec des prétentions excessives là où d’autres ont fait le travail, et quand votre foi aura grandi, nous espérons bien grandir nous-mêmes grâce à vous selon notre propre règle.

16 Je veux dire que nous irons évangéliser plus loin que chez vous au lieu de faire les malins là où tout est déjà préparé, ce qui est la règle des autres. 17 Celui qui veut faire le fier, qu’il mette sa fierté dans le Seigneur. 18 Car celui qui vaut, ce n’est pas celui qui se recommande lui-même, mais celui que le Seigneur recommande.

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Pouvez-vous supporter un peu de folie de ma part ? Eh bien laissez-moi dire. Avec vous je deviens jaloux, et c’est une jalousie de Dieu. Car vous êtes la jeune fille vierge et pure que j’ai fiancée à son unique époux : je vous ai offerts au Christ. Et voilà ma crainte : le même serpent astucieux qui a séduit Ève pourrait aussi détourner vos esprits et vous faire perdre la simplicité du Christ.

Voilà qu’on vient vous prêcher un Jésus différent de celui que nous avons prêché, on vous fait prendre un esprit que vous n’aviez pas reçu et un évangile qui n’est pas celui que vous aviez accepté, et vous le prenez très bien !

Pourtant je crois n’être inférieur en rien à ces super-apôtres. Je suis bien ordinaire pour le beau langage, mais pas pour la connaissance, comme je vous l’ai montré de bien des façons, en toutes circonstances.

Peut-être mon péché a-t-il été de me mettre plus bas pour que vous soyez plus haut : je vous ai donné l’Évangile de Dieu et vous n’avez pas eu à payer. J’ai demandé de l’argent à d’autres Églises et elles m’ont aidé pour que je sois à votre service. Quand chez vous j’ai manqué de quelque chose, je n’ai fait pression sur personne : ce sont des frères venus de Macédoine qui m’ont donné le nécessaire. Je me suis bien gardé de vous être à charge, et je veux m’en garder.

10 Aussi vrai que le Christ est en moi, personne ne pourra me lancer un défi sur ce point dans le secteur d’Achaïe. 11 Pourquoi ? Parce que je ne vous aime pas ? Dieu seul sait comment. 12 Mais je le fais et je le ferai pour enlever tout argument à ceux qui en cherchent ; c’est là ma gloire et ils ne pourront pas me ressembler.

13 En réalité ces gens sont de faux apôtres qui trompent leur monde et veulent apparaître comme des apôtres du Christ. 14 Cela n’a rien d’étonnant : si Satan se déguise en ange de lumière, 15 il est normal que ses serviteurs se déguisent en serviteurs du bien. Mais leur fin sera celle que méritent leurs œuvres.

Paul fait son propre éloge

16 Je répète : ne me prenez pas pour un fou. Ou alors, acceptez que je le sois et que je chante un peu mes louanges. 17 Je ne vais pas parler à la façon du Christ, car je ne peux pas chanter mes louanges sans que ce soit de la folie. 18 Mais puisque tant de personnes font valoir leurs mérites à la façon des hommes, moi aussi je vais le faire.

19 D’ailleurs vous, si intelligents, vous supportez facilement les fous. 20 Vous aimez être traités comme des esclaves, et être dévorés et volés et dépouillés, et qu’on vous crache à la figure. 21 Nous, nous avons été trop faibles, et j’en suis presque honteux. Mais puisqu’ils sont si hardis, moi aussi je veux l’être — bien sûr ce sera de la folie. 22 Ils sont hébreux ? Moi aussi. Ils sont israélites ? Moi aussi. Ils sont descendants d’Abraham ? Moi aussi. 23 Ils sont intendants du Christ ? Je vais dire des bêtises : je le suis bien plus qu’eux.

Le travail, j’en ai fait beaucoup plus ; les prisons, j’y ai été davantage ; les coups reçus : sans comparaison, et bien des fois j’ai frôlé la mort. 24 Cinq fois les Juifs m’ont fait donner les 39 coups de fouet ; 25 trois fois j’ai reçu la bastonnade, une fois j’ai été lapidé ; trois fois j’ai fait naufrage, et j’ai surnagé un jour et une nuit entière.

26 J’ai accumulé les fatigues de voyage, avec rivières dangereuses et périls des bandits, avec les complots de mes compatriotes aussi bien que des païens. Périls dans les cités, périls dans la solitude, périls sur mer, périls au milieu des faux-frères.

27 J’ai connu le travail et l’épuisement, les veilles fréquentes, la faim et la soif, les jeûnes répétés, le froid et le manque de vêtements. 28 Et en plus de tout cela, ce qui m’obsède chaque jour, le souci pour toutes les Églises. 29 Qui se laisse démonter sans que je le sois ? Qui vient à tomber sans qu’un feu me dévore ?

La puissance de Dieu dans la faiblesse de l’homme

30 S’il faut se vanter, je me vanterai de ma faiblesse. 31 Le Dieu et Père du Seigneur Jésus le sait bien, lui qui est béni pour tous les siècles : je ne mens pas. 32 À Damas le ministre du roi Arétas avait fermé la ville de Damas pour me faire arrêter, 33 et c’est grâce à une corbeille au bout d’une corde qu’on m’a fait descendre de la muraille et que je lui ai échappé.

12

Faut-il se vanter ? Bien que cela ne convienne pas, j’en viendrai aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un chrétien qui, il y a quatorze ans, a été enlevé jusqu’au troisième ciel. Était-ce avec son corps ? je ne le sais pas ; était-ce sans son corps ? je ne sais pas, Dieu seul le sait. Et je sais que ce quelqu’un — avec son corps ou sans son corps, je ne sais pas, Dieu seul le sait — ce quelqu’un a été enlevé jusqu’au paradis et a entendu des paroles, pas de celles qu’on entend, que personne ne saurait répéter.

Je pourrais être fier en pensant à ce quelqu’un, mais pour moi je ne veux me vanter que de mes faiblesses. Si je voulais me vanter, ce ne serait pas folie, car je dirais la vérité. Mais je m’abstiens de peur qu’on ne me mette plus haut que ce qu’on peut voir et entendre de moi. Et pour que je ne me croie pas supérieur après de telles révélations, une épine a été plantée dans ma chair, un messager de Satan dont les gifles me gardent de tout orgueil. Trois fois j’ai demandé au Seigneur de m’en débarrasser, mais il m’a dit :

— “Ma grâce te suffit, c’est dans la faiblesse que la puissance donne toute sa mesure.”

Aussi je me sens bien plus assuré dans mes faiblesses, car alors je suis couvert par la force du Christ. 10 Et j’accueille volontiers faiblesses, humiliations, nécessités, persécutions et angoisses, si c’est pour le Christ, parce que, si je me sens faible, je suis fort.

Paul est le véritable apôtre des Corinthiens

11 J’ai dit des bêtises, mais vous m’y avez obligé. C’est vous qui deviez faire mon éloge, car même si je ne suis rien, je n’ai rien de moins que les super-apôtres. 12 Vous avez pu voir chez vous toutes les caractéristiques d’un apôtre : endurance, signes, prodiges et pouvoirs de Dieu. 13 Qu’avez-vous eu de moins que les autres Églises ? Une seule chose : je ne vous ai rien demandé. Pardonnez-moi cette faute.

14 C’est maintenant la troisième fois que je m’apprête à aller chez vous, et ce ne sera encore pas pour me faire servir. Ce ne sont sûrement pas vos biens que je veux, mais vous-mêmes ; car c’est la règle : les parents travaillent pour leurs enfants, et non les enfants pour leurs parents. 15 Et volontiers je dépenserai, et je me dépenserai jusqu’au bout pour vos personnes : si je vous aime davantage, serai-je moins aimé ?

16 Une chose encore : peut-être ne vous ai-je pas été à charge mais c’était une astuce pour mieux tirer profit de vous ? 17 Alors dites, qui vous a pressurés parmi ceux que je vous ai envoyés ? 18 J’ai appelé Tite pour qu’il aille vous voir, et j’ai envoyé avec lui un autre frère. Est-ce que Tite vous a pressurés ? N’avons-nous pas agi avec le même esprit et procédé de la même façon ?

19 Peut-être penserez-vous encore une fois que nous cherchons à nous justifier. Mais non, c’est devant Dieu que nous parlons, et selon le Christ ; et tout cela, frères, c’est pour votre bien. 20 J’ai peur qu’à mon passage je ne vous trouve pas tels que je voudrais, et que vous non plus ne me trouviez pas comme vous voudriez. Ne verrai-je pas querelles, jalousies, emportement, rivalités, médisance, insinuations, orgueil, désordre ? 21 Peut-être à mon passage mon Dieu voudra-t-il m’humilier une fois de plus à cause de vous, et je devrai me lamenter pour tant de pécheurs qui ne se sont pas repentis de leur impureté passée, de leur vie licencieuse et des horreurs qu’ils commettaient.

Puissent les menaces être inutiles

13

C’est la troisième fois que je vais chez vous et toute affaire se réglera par le dire de deux ou trois témoins. Je vous ai dit, et maintenant même je le redis comme je l’ai fait lors de ma seconde visite — je dis à ceux qui ont vécu dans le péché aussi bien qu’aux autres : quand je repasserai, je serai sans pitié, et vous aurez la preuve que le Christ parle à travers moi. Avec vous il n’est pas faible, il est même très fort chez vous. Sa faiblesse l’a mené à la croix, mais il est vivant par la force de Dieu. De même, nous aussi nous partageons sa faiblesse, mais nous serons bien vivants avec lui par la force de Dieu qui vient à vous.

Examinez-vous et voyez si vous êtes réellement dans la foi. Reconnaissez-vous que le Christ Jésus est en vous ? Et si vous étiez réprouvés ? Vous reconnaîtrez au moins, je l’espère, que nous, nous ne sommes pas réprouvés.

Si nous demandons à Dieu que vous ne fassiez rien de mal, ce n’est pas pour que nous-mêmes soyons bien jugés. Nous préférons que vous fassiez le bien, même si cela nous met en tort. Car nous n’avons aucun pouvoir contre la vérité, nous sommes au service de la vérité. Et nous sommes heureux d’être faibles si avec cela vous êtes forts. Donc, ce que nous demandons, c’est votre perfection.

10 C’est pour cela que je vous écris d’ici pour n’avoir pas à me montrer sévère quand je serai chez vous, avec l’autorité que le Seigneur m’a donnée pour construire et non pour détruire.

SALUTATION FINALE

11 Finalement, frères, réjouissez-vous, faites des progrès, ayez bon courage, mettez-vous d’accord, vivez en paix, et le Dieu de l’amour et de la paix sera avec vous. 12 Saluez-vous les uns les autres avec un saint baiser. Tous les saints vous saluent.

13 Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion de l’Esprit Saint soient avec vous tous.